Ferme les yeux ...

Publié le 5 Mai 2014

 

Ferme les yeux et imagine...Réalité et rêve se laisse voir...Glissez vous tout en haut de la cime...Paysage majestueux où notre âme se laisse choir...

Qui peut arrêter de penser...Empêcher ses yeux de fermer ?...Vers un éternel Monde englouti...Où l'amie parle à l'ennemie !

Vaste cortège d'émotion...Loin de l'amour et la compassion...Dépassant la haine et la pitié...Encore plus fort que la colère et l'amitié  !

 

Ferme les yeux et tu ouvriras la porte de l'enfer : le désir et les plaisirs charnels ne cesseront d'alimenter le feu...
 

Grandir et méditer...Canaliser son esprit et cultiver son corps...Alors, tu deviendras fort...Pour peut être un jour maitriser...

Le souffle est chaud et la peau frissonne...Le regard langoureux et le coeur raisonne...Les lèvres tremblantes et la langue tourbillonne...Les corps s'enl'âme et soudain le glas sonne !

Toi et moi c'est finis...Mais ça recommencera...Tant que personne ne sondera l'infini...Peut être que ce sera toi ?

 

Fermes les yeux et les larmes couleront sur tes plaies comme vouloir être heureux...dans le Monde de ses pensées...

 

© L'Auteur - http://bipolairecyclothymique.overblog.com

Ferme les yeux ...

Pour finir deux poème de Victor Hugo qui s'unissent parfaitement à cet article

Enfant ! si j'étais roi, je donnerais l'empire,
Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux
Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre,
Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire,
Pour un regard de vous !

Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes,
Les anges, les démons courbés devant ma loi,
Et le profond chaos aux entrailles fécondes,
L'éternité, l'espace, et les cieux, et les mondes,
Pour un baiser de toi !

Victor Hugo, A une femme

Il faut que le poète, épris d'ombre et d'azur,
Esprit doux et splendide, au rayonnement pur,
Qui marche devant tous, éclairant ceux qui doutent,
Chanteur mystérieux qu'en tressaillant écoutent
Les femmes, les songeurs, les sages, les amants,
Devienne formidable à de certains moments.
Parfois, lorsqu'on se met à rêver sur son livre,
Où tout berce, éblouit, calme, caresse, enivre,
Où l'âme à chaque pas trouve à faire son miel,
Où les coins les plus noirs ont des lueurs du ciel,
Au milieu de cette humble et haute poésie,
Dans cette paix sacrée où croit la fleur choisie,
Où l'on entend couler les sources et les pleurs,
Où les strophes, oiseaux peints de mille couleurs,
Volent chantant l'amour, l'espérance et la joie,
Il faut que par instants on frissonne, et qu'on voie
Tout à coup, sombre, grave et terrible au passant,
Un vers fauve sortir de l'ombre en rugissant !
Il faut que le poète aux semences fécondes
Soit comme ces forêts vertes, fraîches, profondes,
Pleines de chants, amour du vent et du rayon,
Charmantes, où soudain l'on rencontre un lion.

Victor Hugo, Il faut que le poète

Rédigé par L'Auteur

Publié dans #Poème, #Souffrance, #Liberté, #Mélancolie, #Rêver, #Citations

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